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( 64 ) les chances étant en faveur des Français. Une défaite au contraire anéantissait totalement son armée , qui n’avait à sa disposition aucune forteresse , sous la protection de laquelle elle eut pu se rallier. S’il avait entrepris de percer par la rive septentrionale du Pô , les Français , par une marche de flanc très-courte sur Verceil, pouvaient facilement venirlui barrer le passage. Mais le Maréchal était trop habile pour donner ainsi dans le piège, et la savante combinaison de Moreau resta sans effet. La situation de Souvoroff était exactement la même que celle où l'année suivante se trouva Mêlas. Il avait sur son flanc droit Moreau , et sur son flanc gauche l’armée de Naples , comme Mêlas avait devant luiMassena et Suchet , et l’armée de réserve , conduite par Buonaparte en personne, sur son flanc droit. Mêlas , ayant commis la faute de s’enfermer avec le gros de son armée dans les montagnes du comté de Nice , vit bientôt toutes ses communications coupées par la marche sublime du premier Consul sur Milan et Tortone. Une bataille seule pouvait le sauver ; il livra celle de Marengo , fut battu , et dut s’estimer trop heureux de conclure cette singulière convention qui, en livrant en un jour presque toute l’Italie aux Français , conserva au moins

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