( 63 ) , facilement les renforts qu’il attendait des dépar- temens méridionaux, et communiquait librement avec Gènes dont le général Pérignon , arrivé peu de jours auparavant dans cette ville, défendait les accès'. La position de l’armée française sous Coni avait encore pour but d'attirer sur elle Souvoroff, pour donner par-là le moyen à Macdonald , descendu dans la plaine de Lombardie , de remonter sans obstacle le Po jusqu’à Valence. Par cette manœuvre le Maréchal aurait perdu sa ligne d’opération , et se serait vu couper la communication avec le corps de Kray. Moreau serait alors rentré dans les montagnes , et, dirigeant sa marche par Gènes et la Boccheta , il aurait effectué sa réunion avec Macdonald , aux environs d’Alexandrie. Agissant alors avec une masse centrale de plus de 60,000 hommes , il pouvait opérer successivement contre les lignes doubles de Souvoroff et de Kray. La position de Souvoroff surtout devenait très-critique. Placé dans le Piémont, sans magasins , sans aucun appui, entre une armée supérieure, maîtresse de toutes ses communications et les Alpes , il 11e pouvait trouver son salut que dans une victoire; mais le succès d’une,bataille , livrée dans ces circonstances , aurait été fort douteux , toutes
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