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( 65 ) à l’Empereur d’Allemagne une année , qui nécessairement quelques jours plus tard devait mettre bas les armes. Si telles furent les suites fatales de la défectueuse ligne d’opération , adoptée par le général autrichien ; à plus forte raison Souvoroff ne pouvait-il se flatter d’un meilleur succès, puisque sa position devenait encore plus hazar- dée que celle de Mêlas , qui alors était déjà maître deMantoue et de toutes les autres places de la Lombardie. De plus il faut observer que l’armée de réserve , ayant le Pô à passer, et plus de chemin à faire pour arriver jusqu’au point important de Tortone , que l’armée de Macdonald qui , à cette époque , se trouvait déjà en Toscane, Mêlas avait plus de facilité que le Maréchal, pour exécuter quelque contre- manœuvre qui pût encore réparer les affaires. Malgré toutes ces considérations , on osa dans le tems blâmer Souvoroff de n'avoir pas marché sur Coni, à la poursuite des Français. Nous croyons avoir démontré qu’au contraire il mérite les plus grands éloges pour avoir évité le piège si habilement préparé par Moreau , et nous espérons que le lecteur éclairé démêlera facilement toute la mauvaise foi et l’étonnante 9

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