( 62 ) avait fait en peu de tems des progrès effrayans. Nous ne pouvons nous empêcher ici de nous arrêter un moment , pour faire admirer à nos lecteurs Ir, conduite supérieurement habile du général Moreau. Par les fautes de son prédécesseur et l’infériorité de ses forces , réduit à la guerre défensive , Moreau y déploya les plus rares talens. Malgré les pertes énormes essuyées par son armée à Cassano , il osa tenir la campagne , et ne se laissa pas intimider par les démonstrations que Souvoroff fit faire contre ses flancs , dans l’intention de l’obliger de quitter la position avantageuse qu’il occupait entre Alexandrie et Valence. Renfermé dans cet espèce de camp retranché , il ne laissait pas échapper l’occasion de combattre avec avantage , comme il le fit à Bassignana , et se tenait même toujours en état de faire des opérations offensives , telles que le combat de Marengo , qui pouvait avoir les plus grands résultats , s’il avait été livré un jour plus tard. Par ces savantes manœuvres, le général français donna le tems à Macdonald d’évacuer le royaume de Naples et d’entrer en Toscane. Forcé enfin par la marche décisive de Souvoroff à Candia , d’abandonner le cours du Po , Moreau effectua sa retraite sur Coni, d'où il se trouvait en mesure de recevoir
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