( 45 ) retirée dans le château , qui fut de suite bloqué par un corps de 4,000 hommes, commandé par le général Latéral an. Parvenu ainsi au centre de la Lombardie , Souvoroff fut obligé de disperser ses forces , pour se conformer aux vues du cabinet autrichien. Le conseil de guerre de Vienne, effrayé des succès rapides du Maréchal , et de son système de guerre , si différent des plans compassés de la plupart des généraux autrichiens , s’imagina pouvoir diriger ses opérations ultérieures. Dans la hardiesse de ses habiles manœuvres , le conseil ne vit qu’une témérité déplacée, qui pouvait peut-être lui réussir une fois , mais qui ne pouvait manquer de compromettre à la longue le salut de l'état. Il est vrai que les manœuvres de Souvoroff n’étaient pas conformes à l'ancienne routine et aux préjugés qui se soutiennent toujours dans l’armée autrichienne , malgré les revers multipliés que cette armée éprouvait constamment, depuis le commencement de la guerre de sept ans contre les Prussiens , les Turcs et les Français. C’est à cette manie du conseil de guerre de gouverner les généraux, à la distance déplus de cent lieues de Vienne, qu’on doit principalement attribuer les malheurs qui, de nos jours, mirent à diverses C. 2.
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