( 46 ) reprises la monarchie autrichienne au bord du précipice. Des hommes d’un mérite reconnu se trouvèrent quelquefois à la tète des armées autrichiennes ; mais ayant les mains liées , ils ne purent jamais obtenir que des succès très-éphémères. Dans toutes les lettres queSouvoroff reçut de l’Empereur d’Allemagne pendant le cours de la campagne , l'on ne voit que des ordres réitérés les plus formels , de s’abstenir de tonte grande entreprise et de se borner à assurer ses conquêtes. Ceux qui conseillaient à ce prince d’exiger ainsi que ses armées restassent éternellement sur la défensive , auraient dû savoir , que plus souvent les états se perdent par ce genre de guerre , où les victoires les plus éclatantes ne mènent à rien , que par les entreprises les plus hazardées et les plus téméraires. En effet celui qui prend l’offensive , est à moitié vainqueur ; et supposé même qu’il soit repoussé deux , trois fois et plus , si son adversaire reste impassible dans sa positions et ne profite pas des avantages qu’il a obtenus , pour le faire retirer , l'agresseur revient àla charge, etpar ses efforts réitérés parvient enfin à arracher la victoire , qui force son ennemi a faire la même retraite que s’il eût été défait dès la première attaque. Au contraire
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