supérieures ; et il devait d’autant moins encore tenter la fortune , que dans les circonstances où il se trouvait, une défaite pouvait avoir des suites incalculables et causer la ruine de son armée, Le général français agit donc avec beaucoup de sagesse en retirant toute son armée sous Tortone ; il étendit cependant les avants-postes de sa droite vers les Appennins , pour favoriser la retraite de Macdonald , en retenant le plus long- tems qu’il se pourrait, Souvoroffà la rive gauche du Pô. Moreau se rendit en personne àTurin, pour y préparer l’évacuation de la ville et pourvoir à la défense de la citadelle. Il rétablit quelques communications avec la Suisse et la Savoye d’où il attendait des secours : ces communications étaient troublées par des insurrections , qui s’étaient déjà formées dans le Nord du Piémont. Le général français quitta Turin le 7 Mai et porta son quartier-général à Alexandrie. Souvoroff ne put poursuivre les Français aussi vivement qu’il l’aurait voulu;ses troupes étaient harassées de fatigue , surtout les Russes quin’é- toientpas encore entièrement reposés de la longue marche qu i ls venaient de faire. Cependant le 29 , le maréchal fit son entrée publique à Milan. La garnison française de 2,000 hommes aux ordres du chef de bataillon Bechaud, s’était
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