( 22 ) trouver la droite de l’armée , qu’il abandonnait tout à-fait. Mais je ne pense pas que cela puisse disculper entièrement Schérer sur le peu d’ensemble qui règne dans toutes les attaques qu’il ordonna pour cette action , ainsi que dans les combats de Vérone. On peut observer facilement qu’ayant fait des dispositions assez bonnes, il n’avait pas le génie de surveiller l’exécution, et de diriger les différentes colonne^ , dont les commandans , ne recevant aucun ordre de loi, et n’ayant peut-être pas connoissance de ses projets , étaient obligés de suivre leurs lumières et leurs vues particulières , sans savoir si elles pouvaient convenir à la disposition générale. On doit rendre justice au général Kray , que sa conduite dans cette affaire mérite des éloges. Sans se laisser décourager par les revers qu’il éprouva au commencement de l'action , il saisit habilement le moment favorable, pour exécuter la manœuvre qui décida la victoire en sa faveur, malgré la résistance courageuse et opiniâtre des Français. Le même général Servan reproche à Schérer d’avoir livré la bataille de Magnan ; et en effet nous avons démontré plus haut, qu’une victoire eomplette même ne pouvait lui offrir aucun avantage réel. Cet écrivain pense qu’après leur
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