( 23 ) retraite du i Avril de devant Vérone , les Français devaient se couvrir du Mincie , en appuyant leur gauche à Peschiera , et leur droite à Mantoue, ou même s’étendant jusqu'à Gover- nolo. Dans cette position le général français aurait attendu la jonction de l’armée de Naples et du corps du général Gauthier, qui se seraient mis en marche sur-le-champ, en vertu d’un ordre du Directoire , que Schérer aurait dû solliciter dès le commencement des hostilités. Quoique parfaitement de l’avis de Servan , au sujet de la bataille que les Français devaient refuser , je ne crois pas qu’ils ayent pu remplir ce but par une défense parallèle duMincio. Quelque formidable que fut cette ligne , différens événemens de la guerre de révolution ont prouvé qu’elle aurait été une faible barrière contre un ennemi entreprenant qui , maître de ses raouvemens, pouvait à volonté porter successivement la masse de ses forces sur les points les plus faibles de la ligne. Je pense que le meilleur parti qui restait à prendre a Sehérer , était de passer le Mincio à Mantoue et de concentrer toutes ses forces sous cette forteresse , a laquelle il aurait dû appuyer sa droite , prolongeant la gauche dans la direction de Castelliiçeio. Il devait faire jeter des ponts sur le Min cio près de Curtatone , et faire
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