( a* ) victoire ne pouvait être décidée. En conséquence le général autrichien résolut de faire un grand effort, et faisant sortir des troupes fraîches de Vérone , il tourna le flanc droit des divisions Grenier et Victor qui, accablées par une grande supériorité de forces, furent forcées de se retirer sur Isola délia Scala. La division Delmas elle- même avait trop a faire , pour qu’elle pût venir au secours de ces deux divisions. On fut obligé de la faire déployer en arrière à droite , pour protéger leur retraite sur Dui Castelli et Castig- lione Mantouane. A six heures du soir , le général en chef envoya ordre à Moreau , qui se trouvait toujours sous Vérone, de se replier, pendant la nuit, à Vigasio , et d’y rallier aussi à lui la division Serrurier. Ainsi finit la bataille de Magnan , où les Français perdirent 5oooprisonniers, i§ canons, des caissons , des bagages , des munitions et sept drapeaux. Le général Pigeon fut blessé à mort. Les Autrichiens perdirent aussi le générai Mercantin, qui mourut des suites de sa blessure. Nous sommes obligés d'ètre ici de l’avis du général Servan , qui attribue la perte de la bataille à Moreau qui , en effet , avait poursuivi l’ennemi avec trop d’ardeur , et sans s’inquiéter nullement de la position critique où pouvait se
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