( *4 ) rien à craindre d’une pareille manœuvre 5si toute l'armée française passait la rivière , les Autrichiens , basés sur le Tirol , ne risquaient pas de perdre leur ligne d’opération, tandis que celle des Français qui partait de Manloue , aurait été fortement compromise. Les Français n’auraient-ils porté à la gauche de l’Adige qu'un gros corps , les Autrichiens devaient attaquer l'armée restée à la rive droite, et affoiblie par ce détachement ; s’ils remportaient la victoire , le corps qui avait passé la rivière , se serait trouvé coupé et obligé de mettre bas les armes. Dans le cas où la chance tournerait contr’eux , les Impériaux , ayant toujours.la retraite libre sur le Tirol, ne couraient aucun risque. En agissant ainsi , Kray forçait les Français d’attaquer sa droite qui , renforcée comme je l’ai proposé , aurait résisté long-terris , et peut-être même repoussé cette attaque. Dans tous les cas, si les Français à force de courage , parvenaient à emporter la position , on devait, sur-le-champ , faire évacuer Vérone, et retirer toute l’année sur le Tirol , qu’on aurait défendu avec beaucoup d’avantage , renforcée de tout le corps de Bellegarde. Ainsi les progrès de l’ennemi se seraient bornés à la prise de Vérone , puisqu’il n’aurait pas été assez fort pour tenter la con-
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