( i 5 ) quête du Tirol, et il ne pouvait pas s’avancer par les provinces vénitiennes , les positions qu'il aurait pu occuper sur la Piave et la Brenta , se trouvant prises à revers par les Autrichiens maîtres du Tirol. Dans cet état de choses, Kray aurait attendu tranquillement l’arrivée des Russes , et les Alliés se trouvant alors supérieurs en nombre aux Français , pouvaient prendre l’offensive , en redescendant dans la vallée de l’Adige , s’ils n’aimaient mieux agir parla rive droite du lac de Guarda , ce qui aurait forcé les ennemis à passer à la rive droite duPo. Le général autrichien opéra dans un sens contraire et faillit perdre son armée , qui ne dut son salut qu’à l’incapacité étonnante de Schérer. Le 50 Mars , à dix heures du matin , Schérer fit attaquer par sa gauche toute la chaîne des postes autrichiens , qui avaient repris leurs positions à la droite de l’Adige. Les brigades des généraux Elnitz et Gottesheim , ayant été d’abord culbutées et les postes près le pont de Pol contraints de se replier , la division Serrurier passade nouveau l’Adige e t , s’avançant sur la rive gauche vers Parona , fit replier les Autrichiens jusqu’à un mille de Vérone , et déjà une colonne française atteignait les hauteurs qui dominent cette ville. Une manœuvre pareille
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