b000002735

( t3 ) revers , par la position de cet important pays. Les alliés auraient été obligés de tâcher de déloger les ennemis de ce fameux boulevard des états autrichiens , défendu par toute l’armée française. Ils n’auraient pu y parvenir qu’avec une très-grande perte. Le Directoire français aurait gagné par là le teins de faire venir l'armée de Naples et le corps qui occupait la Toscane , et de réunir toutes ces troupes a l’armée d’Italie , qui pour lors se serait trouvée supérieure en nombre aux alliés et aurait pu reprendre l’offensive. La conduite de Kray n’est pas non plus exempte de blâme. — Au lieu d’accourir avec des renforts à son aile gauche, iln’aurait dû laisser qu’une garnison suffisante à Porto-Legnago , et faire retirer le reste des troupes sur Vérone , pour renforcer considérablement son aile droite, dont la position , entre le lac de Guarda et l’Açlige , devait etre defendue jusqu’à la dernière extrémité , puisqu’elle couvrait la communication avec le Tirol, dont les Autrichiens devaient surtout se v garder d’être coupés. Dans le cas où les Français tenteraient de passer l’Adige entre Vérone et Porto-Legnago , il ne fallait pas s’y opposer. En effet, K ray ayant toutes ses forces concentrées entre Vérone et le lac de Guarda , n’avait

RkJQdWJsaXNoZXIy NTc0NDU4