( i66 ) tenir la gauche des Impériaux, et leur donner le change sur. ses projets ultérieurs. Ce corps était trop nombreux pour sa destination ; de simples dëtachemens,auraient pu remplir le même but. Dès le 3, 1e général français put remarquer que Mêlas avait pénétré son dessein , et qu’il concentrait son armée à la gauche de la Stura. C’est alors que Championnet commit une faute impardonnable , en ne ralliant pas à lui la division Lemoine , et en engageant, le combat avec des forces aussi dispersées. Les fausses mesures de Championnet devaient faire manquer son entreprise. En effet, Duhem arriva trop tard , et Lemoine resta dans l’inaction àla droite de la Stura, et à trois ou quatre lieues de distance du champ-de-bataille. 11 est difficile d’imaginer des combinaisons plus ridicules; aussi furent- elles punies comme elles le méritaient, et la défaite des Français fut complelte. Mêlas , au contraire , déploya autant de prudence dans ses opérations , que son adversaire mit de légèreté dans sa conduite. Attaqué de toutes parts , le général autrichien prit le sage parti d'évacuer les différents postes qu’il occupait , pour ne pas exposer ses troupes à être battues en détail. La faute que les Français firent de disséminer leur armée, lui suggéra
RkJQdWJsaXNoZXIy NTc0NDU4