Cl67 ) l’idée de porter le gros de ses forces à sa droite, pour tourner et envelopper le flanc gauche des ennemis , ce qui lui réussit parfaitement. L’apparition de Duhem , sur les derrières des Autrichiens, pouvait faire perdre la tète a un général médiocre. Elle if ébranla pas le sang-froid de Mêlas, qui jugea dabord que cette manœuvre trop tardive ne pouvait être dangereuse , après les succès qu’il venait de remporter sur la grande armée. 11 se contenta de détacher contre lui la division de Sommariva , que Duhem n’attendit même pas pour se retirer. Championnet accumulant fautes sur fautes, n’avait; pris aucune mesure pour assurer sa retraite en cas de malheur. Des corps entiers tombèrent entre les mains des ennemis ; celui qui fut détruit à Murazzo , y fut oublié probablement , et devint la victime des combinaisons inconsidérées du général français. Au lieu d’exécuter une retraite excentrique , Championnet aurait du se replier en entier sur Coni et ordonner même à Lemoine de se diriger sur cette place. En agissant ainsi, il aurait encore pu opposer a Mêlas des forces respectables et retarder la prise de Coni. Informe de la dispersion des colonnes ennemies , Mêlas résolut de les poursuivre dans les
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