( l65 ) que les Français auraient repris. Championnet devait surtout éviter d’engager une affaire générale. Une bataille perdue faisait tomber nécessairement Coni, tandis qu’une victoire ne pouvait présenter aucun avantage réel aux Républicains. D’ailleurs la grande supériorité en nombre des ennemis mettait toutes les chances en leur faveur , et devait être pour les Français une raison décisive de fuirle combat. Cependant une fois déterminé à livrer bataille , Champion- net devait au mbins tâcher de remédier à son infériorité , en concentrant ses troupes et en portant leur masse sur les points les plus faibles de la ligne des ennemis ; au contraire il dissémina ses iorces , et s'affaiblit ainsi volontairement. Avant de commencer l’action, il devait se faire joindre par Duhem , ou être au moins bien sur que ce général pourrait agir de concert avec lui, et attaquer simultanément. Les mou- vemens combinés entre deux colonnes, qui partent de différens points très-éloignés l’un de 1autre , demandent, pour réussir, une précision d execution si difficile , qu’elle est presque impossible en pratique. Ordinairement un corps arrive , quand l’autre est déjà complètement battu. Le corps que Championnet laissa à la rive droite de la Stura , devait uniquement re-
RkJQdWJsaXNoZXIy NTc0NDU4