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I ( ) un mouvement rétrograde pour la faciliter et les attirer dans la plaine , où par la supériorité de ses forces et surtout de sa cavalerie , il est sûr d’envelopper et de détruire entièrement l’armée ennemie.Cependant Joubert aperçoit le danger, v et le 14 il a la prudence de s’arrêter sur les hauteurs deNovi ; dès-lors le Maréchal juge , que le général français instruit de l’arrivée de Kray , abandonne ses projets offensifs et qu’il ne manquera pas de rentrer bientôt dans le pays de Gènes. C’est alors que Souvoroff déploie toute l’étendue de son génie. Il connoit la force locale de la position occupée parles Républicains; mais dans le même tems, d’un coup-d’œil rapide il découvre tous les défauts de cette position. Il se détermine sur-le-champ à frapper un grand coup,qui doit paralyser pour long-tems cette nouvelle armée française. L’exécution était difficile. La gauche de l’armée alliée retirée sous Rivalta pour attirer, comme nous l’avons déjà dit , les ennemis , se trouvait trop éloignée de la droite française qui occupait la partie la plus accessible de la position comprise entre Novi et la Scrivia. Kray posté à Retorto , était plus près de la gauche républicaine et l’escarpement des hauteurs que cette aile défendait , rendait cette partie très-forte. Si Souvoroff avait attendu pour /

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