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( «3o ) guées des marches précédentes, si pénibles dans un pays de montagnes. Mais l'activité de Sou- voroff que les Français avaient apptis à connaître à leurs dépens , aurait du faire penser à Joubert , que le Maréchal ne laisserait pas. échapper une excellente occasion de le combattre avec avantage. La position de Novi quoique très-forte en elle-même , se trouvait trop étendue pour une armée de 40,000 hommes. Le fort de Serravalle , occupé par les alliés , affaiblissait singulièrement l’aile droite des Français. D’ailleurs , en cas de revers , la retraite devenait extrêmement difficile pour les Républicains. Ils n’avaient que deux issues , la route de Novi à Gavi et celle de Pasturana à Ovada. Ces deux chemins mêmes étaient très-susceptibles d’ètre coupés , comme l’un le fut en effet par la manœuvre habile de Lichtenstein. Tous ces désavantages ne pouvaient échapper à la grande pénétration du Maréchal qui, sans hésiter un seul instant , résolut d’en profiter sur-le-champ. Les reproches que Servan fait à Souvoroff sont si ridicules, que c’est perdre son temsquède les réfuter. La conduite du Maréchal est au-dessus de tout éloge. Il ne s'oppose nullement à la marche des Français parles montagnes, et fait même f

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