I ( ( 124 ) les soldats à leur devoir. Animés par la présence de personnages aussi illustres , les Russes firent des prodiges de valeur ; mais ils ne purent jamais gravir les hauteurs , et la résistance courageuse et opiniâtre des Français rendit vains tous leurs héroïques efforts. Trois fois le Maréchal renouvela l’attaque , avec une constance inébranlable , et s’il ne parvint pas à enfoncer les Républicains , du moins il les contint jusqu’à l’arrivée de Mêlas. Enfin parut ce général, avec l’aile gauche des alliés. Souvoroff lui ordonna de marcher sur Serravalle et de tourner la droite des Français. Cette manœuvre habile décida de la victoire. Mêlas passa par Bettolle , et longeant la rive gauche de la Scrivia, il força le général Dombrowsky à lever le blocus de Serravalle. De là il poussa le général Nobili jusqu’à Arquatta , et marcha lui-même par le chemin de Serravalle à Novi. 11 fit attaquer le flanc droit des Français par la division du général Frœlich. Cette première attaque ayant été repoussée , Mêlas la fit soutenir par une seconde colonne , aux ordres du générai Laudon , et donna ordre au prince Lichtenstein , qui en commandait une troisième, de dépasser la ligne des Républicains et d’agir sur les derrières de leur droite. Des batteries bien disposées protégèrent le mouvéi
RkJQdWJsaXNoZXIy NTc0NDU4