( ) ment de ces colonnes , et favorisèrent l’attaque. Les Français se défendirent avec le courage du désespoir ; mais ils ne purent résister à ces nouveaux efforts , bien combinés et exécutés par des troupes fraîches. Mêlas emporta la position et vers les cinq heures du soir il lit attaquer en flanc le poste de Novi. Les Français , presqu’en- veloppés , s’y défendirent néanmoins avec tant de courage , qu'ils eurent le tems d’évacuer la ville et de retirer les troupes qui combattaient encore dans la plaine. Après la mort de Joubert, Moreau avait pris le commandement de l’armée. Ce général vit que le moment de se retirer était venu. Une heure de retard pouvait compromettre le salut de toute l’armée. Le prince de Lichtenstein ve* nait de s’emparer de la route de Novi à Gavi ; il ne restait aux Français qu’un chemin de voiture, qui de Pasturana mène à Ovada. Toute l'armée dut donc se retirer par cette route, et fut talonnée par la cavalerie des alliés, qui lui lit éprouver une grande perte. Souvoroff, qui derechef avait fait attaquer Novi avec le centre , venait d’y entrer dans le même tems par la porte de Pozzollo. Il détacha aussitôt à la poursuite des ennemis un corps aux ordres du général Ka- raczay , qui atteignit leur arrière-garde près de
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