b000002735

( I23 ) flanc gauche de la colonne russe et la fit rétrograder. Le combat était devenu général, et les deux armées engagées sur tout leur front, combattaient avec un acharnement sans égal. Mêlas, avec l'aîle gauche , n'était pas encore arrivé. Le Maréchal sentait bien que ce renfort déciderait la victoire en sa faveur , et qu’il ne s’agissait que de se maintenir jusqu’à son arrivée. Vers les trois heures après midi , Kray avait été déjà repoussé deux fois , et le centre , composé de Russes , ne se soutenait plus qu'avec peine , malgré l'aplomb admirable de ces troupes , qui, exposés à découvert aux batteries formidàbles des Français , ne songeaient pas à reculer. Le Maréchal, pour contenir les Républicains , dirigea une nouvelle attaque contre leur centre. Elle fut d’abord très-vive ; mais les têtes des colonnes assaillies par un feu redoutable d’artillerie et de mousqueterie , plièrent et commencèrent àtourbillonner. Alors Souvoroff accourut lui-même , sous le feu des ennemis , et parvint à rallier ses troupes , et à les ramener à la charge. Dans cette conjoncture difficile , il fut très-bien secondé parle Grand-Duc C onstant in, qui, s’exposant aux plus grands dangers, parcourait les rangs , et ramenait par son exemple

RkJQdWJsaXNoZXIy NTc0NDU4