( 1 0 0 ) néraux semblent devoir au bonheur des succès, qui ne sont que le fruit de la précision de leurs calculs. Ou a blâmé de même très-injustement la conduite du général Macdonald. Il faut avouer qu'il fit une grande imprudence , en descendant des Apennins, au lieu de se porter sur Gènes par la Corniche. Mais une fois engagé dans la plaine, il manœuvra avec beaucoup d’habileté , et il ne fallut rien moins que les grands talens et l’activité étonnante du Maréchal, pour faire échouer ses projets. Servait prétend , qu’après l’affaire de Modène il aurait du poursuivre Hohenzol- îern , passer le Pô, et débloquer Mantoue. Je trouve au contraire qu’en agissant ainsi , il aurait exposé son armée à une ruine complète , puisque le Maréchal, en se portant sur la Miran- dole , serait venu lui couper toutes ses communications avec la Toscane et l’Etat de Gènes. Passant ensuite le Pô , Souvoroff se serait réuni avec Kray, et aurait livré bataille à Macdonald, qui, ne pouvant résister à des forces aussi supérieures , aurait été contraint de se renfermer dans Mantoue , seul point de refuge qui lui restait encore. Les magasins de cette place n’auraient pu suffire long-teins à une garnison aussi nombreuse , qui par conséquent aurait été forcé
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