( 99- ) de Macdonald. Dumas , tout en rendant justice à l’étonnante célérité de la marche du Maréchal, pense que si les généraux français avaient agi avec la meme activité , ils se seraient réunis à Voghera, avant que Souvoroff eût pu s’y opposer. Cet auteur mal informé dans cette occasion , ne sait probablement pas que Moreau 11e pouvait jamais arriver à Voghera avant Souvoroff. L'auteur du précis des évènemens militaires a calculé sur une fausse base, il suppose que le général russe se trouvait encore , le 14, devant Turin , tandis qu’il est prouvé, que dès le 10 du même mois , jour où il avait appris la marche de l’armée d’Italie sur Gênes , il n’avait laissé devant Turin que des forces suffisantes pour continuer le siège, et avec le reste de ses troupes il s’était dirigé sur Alexandrie , pour prévenir la jonction des deux armées ennemies. Ainsi, loin d’avoir commis la faute que lui reproche Dumas, il avait senti parfaitement tout le danger qu’il y avait de séjourner plus long-terris en Piémont, et avait pris toutes les précautions nécessaires pour renverser les projets des généraux français* Les combinaisons du génie ont cela de particulier, et sont tellement supérieures aux jugemens des autres hommes , que souvent, en procédant à l’exécution des grands projets , les grands gé-
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