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I ( 101 ) de capituler bientôt après. Nous pensons donc que le général français donna une grande preuve d’habileté , en abandonnant la poursuite de Hohenzollern , et en se portant sur Plaisance. Par cette marche il s’approchait de Gènes , et un moment d’incertitude de la part des alliés pouvait le mettre en état de les attaquer sous Tortone , simultanément avec Moreau. Les reproches qu’on lui fait d'être resté, pendant quelques jours, stationnaire à Florence, ne sont guère plus fondés. Il employa ce tems à rassembler ses forces. D’ailleurs , s’il avait commencé ces opérations quelques jours plutôt, il ne lui en serait résulté aucun avantage réel , puisque le Maréchal, averti à tems par Hohenzollern et Ott, serait arrivé aussi quelques jours plutôt sous Alexandrie , rien 11e pouvant l’arrêter dans les environs de Turin , où il ne restait que pour donner le change à l’ennemi. Servan pense aussi que Macdonald, après le combat duTidone, aurait mieux fait de se retirer à la rive droite de la Trébia, et d’attendre dans cette position défensive l’attaque des alliés. Je suis loin d’ètre de son avis , et je trouve le général français plus blâmable de n’avoirpas prévenu les alliés, en les attaquant lui-même dans la matinée du iS. L'offensive relève le moral des

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