( 98 ) battre. A cet effet, il lui opposa les faibles corps de Klenau, Hohenzollern et Ott, qui, aisément défaits jfar les Français, engagèrent Macdonald à profiter des avantages qu’il venait d’obtenir et de marcher avec la plus grande sécurité sur Plaisance , en poussant devant lui le général Ott. Souvoroff, averti à tems de l’approche des Français , avait quitté Turin , et se trouvait alors à Alexandrie. Le i6 , il partit de cette dernière ville , et plus rapide que la foudre, le 17 il combattait déjà les Français sur le Tidone. Cette marche extraordinaire 11e peut être assez admirée. Macdonald se vit tout-à-coup arrêté par le gros des forces alliées , qu’il supposait encore à Turin. On ne peut aussi reprocher au Maréchal de n'avoir pas rassemblé des forces supérieures , qui n’auraient laissé à l’ennemi aucune chance pour la victoire, et auraient fait pencher plus facilement la balance du coté des alliés ; résultat qu’ils n’obtinrent qu’après trois jours d’un combat le plus acharné, et des efforts de courage inouis. On sait que Souvoroff comptait être joint par la plus grande partie du corps deKray, et que ce ne fut que la désobéissance de ce général, qui, en le privant d’un secours si important , rendit son armée égale en nombre à celle
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