I ( 97 ) singulière , reprochent à Souvoroff de s’ètre porté en Piémont et d’avoir par-là laissé à Macdonald la facilité d’agir sur ses derrières , ils n’ont pas compris les motifs de c,egrand homme, et prenant pour une faute ce qui n’était qu’une ruse hardie , blâment la pi us étonnante , la plus artificieuse et la mieux combinée de ses opérations. Pour les réfuter , reprenons de plus haut. Dumas pense qu’aussitot après le passage de l'Adda , le Maréchal aurait dû poursuivre Moreau avec toutes ses forces, et après l’avoir obligé à repasser les Alpes , revenir à la rencontre de Macdonald en Toscane. Mais qu’on se rappelle que la cour de Vienne , en exigeant le siège de Mantoue , ne permit pas à Souvoroff de pousser avec vigueur ses opérations contre Moreau ; et lorsqu’à la suite des savantes manœuvres des alliés , Moreau fut contraint de se replier sous Coni, Macdonald se trouvait déjà pins près de Lucques que l'armée combinée, ainsi Souvoroff , en marchant droit contre lui , l n’aurait fait que le décider à prendre la route de la Corniche. Cette marche ne pouvait qu’être très-funeste aux alliés , puisqu’elle aurait assuré la jonction des deux armées françaises. Souvoroff fut donc forcé d’avoir recours à la ruse, pour attirer l’ennemi dans la plaine, où il était sûr dele i 3
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