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54 TRAITS CHOISIS XXXVI. Sollicitude d’une mère sur Télévation de son fils ( 2 6 j . Des exemples trop fréguens nous font voir des parens séduits par de fausses idées d’honneur , de (26) L’époque qui suivit le règne peu heureux de Chouis- ki, est regardée dans l’histoire de Russie comme un interrègne ; elle dura depuis le mois de Juillet jusqu’au 21 Fe'vrier 1615. Le jeune Mikhaïl Phéodorovitch, ou Michel Romanof, fils de ce Boïarin Fédor Nikitich , fait moine par Boris, ensuite métropolite de Rostof, et alors prisonnier à Varsovie, monta sur le trône à l’âge de seize ans. Aux liens du sang qui l’alliait avec le Tzar de la grande dynastie , il joignit la haute estime qu'on avait pour son père, qui de’plova, et les vertus d’un citoyen qui se dévoue à sa patrie, et les devoirs d’un digne serviteur de l'église. Ce grand homme ne lut rendu à sa famille qu’eu 1619, lors de l'armistice conclu avec la Pologne, le 2 Décembte 1618 > pour quatorze ans et demi. Un traité de paix fait le 26 Janvier 1616 avec la S u è d e , avait délivre' la Russie de cet ennemi implacable. Le monarque conféra alors à son père la dignité patriar- chale , et la nation s’applaudit d’avoir tout-à-la-fois dans son souverain un prince qui faisait son bonheur, et dans le chef suprême de l’église un prélat dont la sagesse éclairait la jeunesse du fils. Sous ce règne , ou s’occupa de prévenir les incursions subites des Tatai s de Crimée , en construisant des forteresses , et en attirant au service, des officiers étrangers , pour former des troupes re'gulières de cavalerie et d’in- fantetie sur le modèle des autres armées de l’Europe. La paix acbete'e assez chèrement par l’abandon de plusieurs provinces, rétablit pourtant les pertes d’hommes et d’argent que la patrie avait souffertes. Mikhaïl mourut le 12 Juillet 1645» à l’âge de quarante-neuf ans , après en avoir régné trente- deux. Sa sagesse , ses vertus , et la douceur avec laquelle il gouvernait, le firent généralement regretter.

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