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DE L'HISTOIRE DE RUSSIE. 161 les ouvriers pourraient s’avancer. L’accord se fît entre l’artiste et la souveraine, et celle-ci donna des ordres pour qu’il fût religieusement observé. CXLI. Acte de sensibilité Apprenant un jour qu'une dame qu’elle aimait, et qu’elle avait eue pour femme de chambre, était dans les douleurs de l’enfantement, l’impératrice quitte sa cour , sort en petite robe , en voiture fort simple , et se fait conduire chez la malade. Elle entre , demande et met un tablier. « Allons , monsieur , dit-elle à l’accoucheur , nous sommes tous ici bourgeois, travaillons. » En eflèt, la princesse aida , et rendit à l’accouchée tous les services qu’une femme en cet état pourrait attendre d’une tendre mère ou d’une obligeante amie. CXLII. Avancement refusé. A l’attaque que les Turcs tentèrent sur Kim- bourg, Souvorof sortit a la tête de sa garnison pour repousser l’ennemi. Les Russes plièrent au premier choc. Un soldat indigné arrête ies fuyards sur la pointe de sa baïonnette, les force a retourner au combat, el charge a leur tête comme s’il eût été leur officier. L’impératrice défunte informée de cette action , qui fut cause de la première victoire pendant cette guerre, voulut l’élever au grade qu’il avait si bien rempli. Il refusa cer honneur en disant qu’il ue savait pas écrire , et qu'il 21

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