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TRAITS CH O 1 S 1 S i 6 O rens , et tous les chefs des tribus tatares , kal- moultes et kirgnises, répandues dans les environs. Il avait une tille unique, âgée de deux a trois ans , la prenant dans ses bras i! la fit inoculer en plein air. L’opération fut heureuse, et eut les meilleures suites. Ces peuplades n’osant résister à l’exemple que leur donnait, le gouverneur, s’y soumirent quoiqu’avec répugnance. De onze mille enfans , que le docteur Kising traita cette même année, il n’en mourut que deux. CXL. Condescendance particulière. L’impératrice avait appelé de France le .sculpteur Falconet, pour faire la statue équestre de Pierre I. Elle lui témoignait de l’amitié , le recevait fréquemment a l’hermitage, et l’appelait son compère. On lui donna pour logement- un appartement que la princesse elle-même avait occupé étant grande duchesse. C’était le seul reste de l’ancien palais de bois d’Elisabeth. Catherine voulait en élever un nouveau ; mais Falconet, homme d’un grand talent, et fort instruit dans son art et dans les lettres , était d’une himieur difficile ; tout l'incommodait , tout devait plier à sa volonté : il croyait que le moindre bruit l’empêchait de penser , et celui que faisaient les ouvriers lui semblait insupportable ; il s’en plaignait beaucoup. L’impératrice vint un matin le surprendre ; le trouvant en redingotte d’une éfoïfe grossière , en bonnet de laine , elle le prit par la main , le conduisit au milieu des travaux , e! le pria de flxer lui-même la limite jusqu’à laquelle

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