DE L'HISTOIRE DE RUSSIE. iù 9 \ la philosophie aux connaissances et à l'agrément. En un mot, être M. de Voltaire pour l’égaler. Si j'ai pariagé, avec toute l’Europe, vos regrets, madame , sur lu perte de cet homme incomparable , vous vous êtes mise en droit de participer a la reconnaissance de ses écrits. Je suis , sans doute , très-sensible à l’estime et à la confiance que vous me marquez. Il m’est bien flatteur de voir qu’elles sont héréditaires dans votre famille. La noblesse de vos procédés vous est caution de mes sentirnens à votre égard. J’ai chargé M. Grimm de vous en remettre quelques faibles témoignages, dont Catherine vous prie de faire usage. » La princesse avait écrit sur l’enveloppe. « Pour madame Denis, nièce d'un grand homme qui m’aimait beaucoup. » CXXX1X. Maniéré de convaincre la multitude„ Le lieutenanl-général Yrmann Livonien , commandant l’armée des lignes contré les Tatares et les Kalmouks , s’aperçut cpie la petite vérole, autrefois inconnue en Sibérie , y causait des ravages comparables à ceux de la peste. Les liabi- tans la regardèrent connue une malédiction , et les mères abandonnaient ceux de leurs noùrri- çons qui en étaient atteints. Un des premiers soins de cet officier fut d’y remédier , en introduisant l’inoculation, La superstition de ces peuples y mit des obstacles presqu’invincibles ; il fallut employer la force autant que la persuasion. Il fit rassembler à Barnaoul , chef lieu du Koli- van , trois à quatre cents en fans avec leurs pai
RkJQdWJsaXNoZXIy NTc0NDU4