TRAITS CHOISIS l4t> l’impératrice avait défendu de prendre du tabac dans l’église. Le marguillier était autorisé à s'emparer de toutes les boîtes qui étaient visibles. Un des grands de la cour crut pouvoir cacher assez habilement la sienne, pour éviter la peine de la loi : mais il n’échappa pas à la surveillance intéressée du sacristain, qui venait lui demander sa tabatière; celle-ci était un présent fort riche de l’impératrice même. Le coupable s’appuya de ce motif pour en réclamer la restitution. La souveraine ordonna eiTectiveinent de la rendre a son possesseur; mais elle fit rechercher en même temps dans les registres de ses dépenses, le prix que la boîte avoit coûtée, et condamna le feld-maréchal à payer la meme somme au marguillier. CXXIII. Le bien de Tétât cède à toute autre considération. Cette princesse était, par caractère, portée à la douceur, et trouvait beaucoup de plaisir à accorder des gn ces ; mais cependant la fille de Pierre-le-Grand savait maîtriser son inclination naturelle, cpiand le bien de l’état exigeait un exemple de sévérité. Le comte Tottleben coupable de malversations et même accusé de trahison, atîendoit la décision de son sort avec inquiétude. Ses parens firent tout pour le sauver. La propre fille de Tottleben (44) alla se jeter aux pieds d’E- (44) Tottleben obtint sa liberté sous le règne de l’impe- ïatrice défunte, soit à son avènement au trône, où c’est l’usage de publier des manifestes de grâce, soit qu’il ait sa se justifier des inculpations , qui avaient motivé son arrestation.
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