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DE E' h ISTOIRE DE RUSSIE. 145 CXXL Soins du même pour son maître. Ce même domestique s’étudiait à deviner la volonté d’Emma, à prévenir ses goûts, ses désirs; mais rien n’est à comparer au zèle qu’il montra pour la conservation de sa santé. Il se levait tous les matins de bonne heure, observait le temps, et s’il le trou vait trop froid ou trop humide, il allait aussitôt voir le président. « Ivan Fedoro- vitch (43) restez au lit, le temps est mauvais, vous ne pourrez pas aujourd’hui aller au collège. Le maître suivait quelquefois ce conseil ; mais si des affaires qui ne souffraient aucun délai, exigeaient nécessairement sa présence, il était obligé d’employer toute son éloquence et son autorité pour déterminer Fedor à le laisser sortir. Vous avez assez travaillé, lui disait-il souvent, laissez actuellement travailler les autres ; vous devenez âgé, faible et valétudinaire; soignez votre santé; que vos enfans surveillent le ménage, ou, s’il le faut, je m’en chargerai moi-même. cxxir. Impartialité d’Elisabeth. Par un zèle peut-être trop rigoureux pour le culte divin, mais qui fait honneur à sa pieté, (43) Pre'cieux reste delà simplicité des anciennes mœurs. Des amis, des personnes qui servent ensemble dans le même collège; s’appellent ordinairement avec le nom de bapieme, en y ajoutant celui du pc-re, —- Le domestique, la servante font de même envers leurs maîtres ; ou semble voir une famille où les égards sont plutôt, rendus à l’âge, a la supériorité des lumières, qu’aux rangs que le hasard y a établi. 19

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