DE l’ h i s t o i r e DE RUSSIE. I 27 CIX. Talent -précoce du grand - duc Pierre (3 9). Ce prince étant le dernier rejeton mâle du sang des Romanofs , il fut naturellement le favori du grand-père et de la nation. Son génie précoce , (3ÇÉ) Pierre II eut pour père Alexis, fils de Pierre-le- Grand , et d’Eudoxe Lopoukhin. Il réunissait une figure agréable aux qualite's de l'esprit et du coeur. Le célèbre Osterman et le savant Tbéonhaue Prokopoviteh, archevêque de Novgorod, auteur de plusieurs ouvrages , et qui eut part à l’établissement du synode, dirigèrent son éducation. On ne peut pas lire sans admiration le clan d’études, que le chancelier avait tracé, pour servir de guide à l’instruction du jeune prince. On y voit le coup-d’œil d’un homme d’état qui ne perd jamais de vue la grande destination de l’élève, et qui, dans son cours, fait entrer tout ce qui e’tait nécessaire pour lui donner un aperçu général des sciences , et le mettre à même de juger un jour les vrais intérêts de son empire. — Tant d'espéiances échouèrent. L’empereur qui , dans le dernier temps , résidait à Moskou , mourut de la petite vérole le 29 Janvier 1730. La Russie jouissait, pendant ce règne, de l’abondance et de la tranquillité’. Le trésor impérial s’enrichissait sans faire souffrir la nation. Le canal de Ladoga ayant été fini, le commerce prit un essor plus étendu. On a été, peut-être, surpris d’entendre que Pierre-le- Grand avait nommé son petit-fils enseigne aux gardes. Mais B r u c e *, qui avait été quinze ans au service de ce souverain, raconte que le grand-duc Alexis avait commencé par le gracie de sergent aux gardes. Son épouse, la priucesse Charlotte-Sophie de Volfeubutel , croyant qu’il s’était attiré la disgrâce de son père, se mit à pleurer lorsqu’elle le vit dans les rangs. Pierre- ie-Graud la rassura, ec lui dit : „ Moi-même j’ai donné l’exemple ; le service militaire exige impérieusement cette organisation. “ Voyez Me'raoire of Peter Henri Bruce. London 1784
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