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TRAITS CHOISIS 12,6 vidence en dispose autrement, et qu’elle m’ordonne de suivre le défunt. Si le grand-duc veut profiter de mon instruction, j'aurai encore la consolation, dans mon triste veuvage, de vous élever un empereur digue du sang et. du nom de celui que vous venez de perdre. » CVII. Attachement de la nation pour ses souverains. La mort de Pierre causa naturellement la plus grande affliction parmi tous les ordres de l’état, et chacun pleura la perte de son prince. Les gardes qui s’étaient assemblés devant le palais pour prêter serment, partagèrent la tristesse générale. Ils se consolaient néanmoins réciproquement, en disant entre eux : «Notre p re vient de mourir, mais notre mère nous reste. CVÏII. Courage de Catherine. L’impératrice avait l'habitude d’assister en personne aux exercices des gardes, dont elle s’était déclarée le colonel. Un jour que le second régiment avait fini ses manœuvres , et que la dernière salve d'artillerie s’exécutait, un boulet passa de- vaut la princesse , à peu près dans la distance d’une largeur de main , et atteignit un marchand russe placé a ses cotés, qui tomba mort sur le champ. La souveraine ne marqua point la moindre frayeur à la vue du péril qu’elle venait de courir; mais au grand étonnement des spectateurs, elle conserva tout son sang-froid.

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