DE L'HISTOIRE DE RUSSIE. I IC vové ; il m’est adressé, et non pas à telle ou telle maison ; ce dont il est chargé . il peut bien me le dire partout où je me trouve. La première admission se lit effectivement au lieu et à l’heure indiqués. C. Habileté dans la négociation. On avait recommandé au conseiller Osterman, lors de la conclusion de la paix de Nystadt avec les Suédois , d’insister sur la possession de Vi- burg, sans pourtant rompre entièrement les négociations. Le ministre , qui en sentait l’importance , ne se lassa point de présenter dans ses dépêches la nécessité de la garder, et promit, sous sa responsabilité, que la Suède finirait par y consenfir. On prétend que, par trahison, celui- ci avait des notions très-exactes, et, en effet, les pleins pouvoirs des envoyés du roi accordaient l’abandon de cette place. Cependant Osfer- man connaissant la manière de penser de l’Empereur, qui souhaitait finir cette guerre, ainsi que le penchant de Jaguchinsky à jouer un rôle dans la négociation . il craignit que celui-ci ne profitât de l’impatience du prince à faire la paix pour l’engager à céder. L’ambassadeur convint donc, avec le général Ghuvalof, alors gouverneur de Viburg, qu’au cas cpie Jaguchinsky apporta la dernière déclaration , il le régalerait à son passage , et l’arrêterait, autant que^possible, pour avoir le temps de l’en instruire par un courrier. Il arriva ce qu’on avait prévu. Jaguchinsky , qui ne refusa jamais une partie de plai-
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