T RAITS CHOISIS H8 /, XCVIII. Avantage d'une bonne éducation. Quoiqu’il se fut formé lui-même, il connaissait néanmoins le prix d’une éducation soignée; répétant souvent, qu’il perdrait volontiers un doigt de sa main pour qu’on l'eut forcé à étudier dans son enfance ; qu’il voyait tous les jours ce qui lui manquait, et ce dont on auroit du l’instruire dans sa jeunesse. Trouvant un jour ses deux hiles occupées , avec leur gouvernante, a la leclure des livres français, elles lui en traduisirent un passage : «Oh! mes en- fans , que vous êtes heureuses de pouvoir cultiver votre esprit, et puiser dans de bons ouvrages une instruction solide qu’on ne m’a pas donnée. XCIX. Mépris de Pierre pour la représentation. L’empereur trouvait un plaisir particulier à s’occuper des curiosités ; il passait ordinairement deux ou trois matinées de la semaine a considérer les collections achetées chez l’étranger. Ce fut dans le local où ces objets se trouvaient réunis qu’il donna un jour, a cinq heures du matin , la première audience à l’ambassadeur d’Autriche, qui venait d’arriver. Son chancelier lui fit des observations sur l’inconvenance de l’endroit, en lui proposant le palais d’été. Faites- îe toujours venir ici, reprit Pierre I, le lieu de réception doit être assez indifférent à l’en-
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