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DE L’HISTOIRE DE RUSSIE. I . I 7 de l’utilité de l’objet, et lui offrait encore une place conforme à sa capacité. Quand le plan était trouvé inexécutable ou peu avantageux , et que l’auteur s'était trompé , alors le prince lui prouvait son erreur avec beaucoup de modération, et lui faisait remettre un présent modique; si c’était un étranger, il ordonnait qu’on lui remboursât les frais du voyage. XCVI. Mot de Pierre contre les joueurs. Aimant beaucoup la société des gens éclairés, ce prince passait sa soirée avec des officiers de marine, des constructeurs de vaisseaux et des négocians ; car il n’était guère en usage à la cour de jouer aux cartes ; on le tolérait dans les camps et sur mer ; mais on ne pouvait perdre au-dessus d’un rouble. Sur la dénonciation du procureur fiscal, ceux qui contrevenaient à cette défense étaient amendés. L’empereur avait coutume de dire des joueurs : ou ils n’aiment pas à s’occuper des choses utiles, ou ils veulent remplir leur bourse de l’argent de leurs camarades. XCVII. Son aversion pour la calomnie. Si, en sa présence, on parlait mal d’un absent, il écoutait attentivement ce qu’on disait; après quoi, s’adressant au discoureur : « l’avez- vous aussi regardé de son bon côté ? racontez- moi à présent ce que vous y avez observé ?»

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