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de l ’h i s t o i r e d e ïicssiE . l o y écrivit, de sa propre main, au feld-maréchal Chérém étief : « Dieu vient de m’envoyer un recrue ; annoncez cette nouvelle à l'armée, en la félicitant de nia part à ce sujet. » Mais son chagrin ne fut pas moins grand , lorsqu’il vint à perdre cet enfant. II s’enferma à Péterhof, y demeura trois jours et trois nuits, sans prendre de nourriture, sans permettre qu’on l’approchât, ayant défendu, sous peine de mort, de troubler sa solitude. Catherine , affligée comme mère et: comme épouse, se présenta plusieurs fois à la porte de son cabinet, et l’appela en vain. Cependant les affaires languissent : le sénat, l’amirauté, le collège de la guerre attendaient des ordres et n’en recevaient pas. L’impératrice a recours à Dolgorouki , qui la console , et lui. promet de la servir selon ses voeux. Il fit aussitôt convoquer les sénateurs. Etant assemblés , il leur fait part du motif, et les invite à l'accompagner jusqu’au palais. Arrivé à l’appartement du prince , il frappe; point de réponse; il frappe une seconde fois , même silence ; alors il élève la voix, ordonne d’ouvrir, et va jusqu’à menacer d’enfoncer la porte. «Eh bien! j’ouvre, s'écrie le Tzar, mais pour te donner la mort. » L'air majestueux et calme de son ami fit sur lui la plus vive impression. deviens au nom du sénat, dit Dolgorouki, vous demander qui vous desirez choisir pour empereur , puisque vous sembîez vouloir, renoncer à l’être. Pierre l’einbrasse , le remercie, et entre avec lui chez l’impératrice : c’est assez pleurer, ma chère Catherine, ne murmurons plus contre la providence. — Il retint {'assemblée à dîner , et le* affaires reprirent leur cours.

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