TRAITS CHOISIS icé> comme tant d’autres personnes célèbres, il paya le tribut de la faiblesse à la nature. Cependant sur les représentations de son épouse , d’un ami ou d’un favori , il revenait sur lui-même, et rougissant de ses emportemens, il s’écriait alors, avec la plus grande affliction : J’ai réussi à corriger mon peuple, et je ne sais pas me corriger moi-même. Cet aveu lui fait amant d’honneur, que ses exploits les plus distingués. Un esprit faible, gouverné par son amour-propre , se croit parfait et sans défauts ; mais le grand homme cherche sans cesse à s’étudier , et s’il est dans son caractère quelques taches qu’il ne puisse faire disparaître d’abord , souvent elles lui servent à faire briller des qualités éminentes. LXXXII. Emploi utile des armées. Lorsque la Russie n'avait pas de guerres à soutenir , le prince occupait ses soldats à creuser des canaux, des fossés et des écluses, ainsi qu’à d’autres travaux qui servaient à faciliter la navigation et à faire fleurir le commerce. Mes troupes, avait- il coutume de dire , doivent servir constamment la patrie, soit cpt’elles la défendent, soit qu’elles l’enrichissent. LNXXIII. Généreux dévouement d’un ministre. La naissance de Pierre Pétrovitz, fils de Catherine , combla de joie le Tzar , son père, qui
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