TRAITS CHOISIS I04 inspirerions tant de respect aux puissances étrangères; en un mot, que tant de gloire nous fut réservée? Nous savons, par l’histoire, que les sciences eurent autrefois leur asile en Grèce, et qu’exilées par la suite des temps de ces belles régions, elles se répandirent en Italie et de là sur tout le continent. Parla négligence de nos ancêtres, elles restèrent- en Pologne et ne vinrent pas jusqu’à nous. Mais les Allemands et les Polonais vivaient dans les mêmes ténèbres de l’ignorance où nous languissions il n’y a pas long-temps. La sollicitude de leurs souverains leur ouvrit les yeux, ils héritèrent des sciences, des arts et de l’nrbanité des Grecs. Notre tour est enfin arrivé, si vous voulez me seconder dans mes entreprises , si vous voulez joindre le travail à l’obéissance ; le cours des sciences peut être comparé à la circulation du sang. J’espère qu’en quittant un jour l’Allemagne , la France et l’Angleterre, elles s’arrêteront quelques temps parmi nous, d’où elles retourneront en Grèce, leur ancienne patrie. » LXXX. Catherine force unfils à reconnaître sa mère. Pierre I, étant avec son armée à Copenhague, en 1716, avait à sa suite un lieutenant-général, nommé Bohn , fils d’un ecclésiastique danois de i’île de Bornholm. Le père était déjà mort; la mère apprend que son fils se trouve dans la capitale en qualité d’officier russe. Transportée de joie aux nouvelles qu’elle reçoit sur l’état de sa fortune , elle s’empresse de venir le voir. S’étant présentée
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