IOO TRAITS CHOISIS une tente que l’on devait dresser pour prendre un léger repas. A douze verstes à-peu-près de Pétersbourg, en se détournant à gauche de la route de Moskou, on suivit un chemin pratiqué dans un bois, à travers duquel la vue se pouvait porter en droite ligne jusqu’à la montagne de Douderhof ; ce qui attira l’attention du Tzar. Il disait, tout joyeux: le pays où ma Catherine nous mène doit être superbe; car le chemin qui y conduit est bien commode. A mesure qu’on avança ; Pierre observa dans l’éloignement un très-beau bâtiment en pierres, à deux étages, dans un lieu qui lui était tout-à-fait inconnu. Il arrive étonné au château, ou l’impératrice vint au-devant de lui. « Voici le lieu dont j’ai parlé à Votre Majesté, et la maison de campagne que j'y ai bâtie pour mon souverain. » Le prince sauta au cou de son épouse, lui fait mille caresses, et dit hautement.: «Jamais ma Calherine ne m’a trompé on donné de faux avis. Ce canton-ci est charmant , la situation pittoresque ; les soins qu’elle a pris pour me surprendre aussi agréablement, en le défrichant, méritent mon entière reconnaissance. Je vois très-bien qu’elle a voulu me montrer qu’il y a autour de Pétersbourg des endroits très-beaux; sans être acpaticpies, et qui valent la peine d’être embellis.»
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