U5i L HISTOIRE DE PVÜSS1E. IOI LXNVI. Désir de Pierre-Je-Grand. L’empereur engagea plusieurs fois ses favoris à lui communiquer, sans la moindre crainte, leurs observations sur les affaires où il agirait contradictoirement aux principes de la justice et de l’équité; il savait bien , disait-il, qu’il devait beaucoup à son esprit naturel ; mais il se croyait néanmoins obligé de s’en rapporter encore plus à un examen réfléchi, à une délibération suivie, à un conseil dicté par l’expérience. LXXVII. Exactitude de service récompensée;. L’impératrice Catherine venant d’accoucher , 1e Tzar alla à la forteresse pour y faire sa dévotion; étant minuit, il trouva la porte fermée, la sentinelle lui cria: qui est-là? — L’empereur. — Cela n’est pas possible, personne ne peut à présent le connaître, et nous avons des ordres rigoureux de ne laisser entrer qui que ce soit. Pierre- le-Grarid ne se rappela pas d’abord que cet ordre était donné ; il ne se fâcha pourtant pas du refus du brave militaire , et s’applaudit en secret de voir la discipline si bien observée. Mon ami, dit-il au factionnaire, il est vrai que la défense existe, mais, comme souverain, je peux la révoquer. — Tu veux inutilement me persuader, tu n’entrera pas. Le monarque était charmé de cette persévérance. Qui t’a donné cet ordre, demanda-
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