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118 C’eft du choc modéré de ces divers élémens, que réfulte un équilibre qu’on apelle Monarchie: Aucune ne fe reffemble et dans les mêmes pays les divers régnes offrent des diftérances frappantes. L'idée de circonfcrire le pouvoir d’un Monarque dans les plus étroites limites, dominoit la plupart des efprits, depui ; qu’il e'toit que- ftion d’affembler les Etats-Généraux, et l’on ne fongeoit pas que l énergie néceffai- re à un Souverain renferme, comme toute force physique, la faculté d’abufer. Le fublime de la politique et de la moraie, cônlifte à favoir.choifir entre les inconvé- niens. Un Gouvernement établi par la défiance, ne préfentera qu’un Monarque impuiffant, et dés-lors inutile, un Confeil tremblant devant des Juges févères, et des hommes corrompus, empreffés de dévorer la fubftance du Monarque. Il est, dans toutes les affaires, un terme oit il faut néceftairement courir

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