( 55 ) Russes perdirent dans ce combat trois canons et près de 1,000 hommes en blessés, prisonniers et tués. La perte de l’ennemi ne fut guère moins grande. La veille du combat le colonel russe Joukoff avait pris poste , en face de Valence , à la tête de i,5oo hommes d’infanterie , pour distraire l’ennemi du vrai point de passage ; il n’avait à sa disposition qu’une petite nacelle , dont il se servit pour faire passer quelques soldats dans une île qui se trouvait près de lui, et par différens mouvemens qu’il fit exécuter à ses troupes, il contint les ennemis qui se trouvaient à Valence. On ne peut concevoir la raison qui porta le général Rosenberg à passer le Pô à Borgo-Franco. Pouvait-il espérer de battre avec des forces aussi inférieures toute l’armée française ? Le succès au moins était très-douteux , et en cas de revers il ne pouvait repasser le fleuve que sur un seul bateau ; pendant cette lente opération les Français auraient eu beau jeu pour détruire toutes les troupes qui seraient restées à la rive droite. L’auteur du journal de cette campagne inséré dans le journal militaire qui vient de paraître cette année à St.-Pétersbourg , prétend qu’après le passage du Pô, Rosenberg resta quelque tems indécis, s’il devait marcher sur Va-
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