( '79 ) sur un développement de plus de 4o lieues , se trouvait trop faible et pouvait facilement être percée et coupée en deux par les Autrichiens descendus du Col-de-Tende. Ces considérations auraient dû engager les Français , aussitôt après la perte de la bataille de Génola , à évacuer la rivière du Ponent, ne laissant qu’une garnison dans la ville de Gènes. Concentrant leurs forces dans le comté de Nice , ils pouvaient retarder la prise de Coni , et s'opposer avec succès aux progrès ultérieurs des Autrichiens. Il ne fallut rien moins que l'inconcevable inaction de ces derniers , pour sauver les Républicains. Mêlas aurait dû faire , dans cette circonstance , une application du célèbre mot de Turenne , qui , en commençant sa belle campagne d’hiver en 1674, dit : «Que tant qüily aurait un soldat allemand en Alsace, il nefallait pas cjuen France un seul homme de guerre restât en repos. « De même les Autrichiens ne devaient pas tranquillement prendre leurs quartiers d'hiver , avant que les Français fussent entièrement chasses de l Italie ; résultat facile à obtenir pour Mêlas , vu sa grande supériorité en nombre , et la dissémination des troupes françaises. En lisant 1 histoire campagne suivante en 1800 , on sera convaincu de l’importance de cette faute de
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