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( 05 ) de la ligne , et au pied des montagnes , se trouvant entre les mains des Français , favorisait singulièrement leur défensive. Il devenait donc très-important pour les Autrichiens de s’emparer avant tout de cette clef du Piémont. Ce qu'ils avaient de mieux à faire pour y réussir , était de de marcher en avant avec le gros de leurs forces, forcer le Col de Tende, et de chasserles Français de toutes les sommités des montagnes qui avoisinent Coni. Après cette opération , ils pouvaient en toute sûreté commencer le siège de cette place, et les Français n’auraient pu que difficilement tenter d’y faire passer quelques secours. Mêlas adopta un système tout-à-fait opposé ; il résolut de former l’investissement de Coni , en s’emparant successivement de tous les postes environnans. Cette guerre de postes lui ht perdre inutilement beaucoup de tems. Une opération vigoureuse ne pouvait manquer de réussir , et la perte en hommes aurait été même moins grande que celle qu'il lit dans ces combats journaliers , qui minent insensiblement ur.e armée , sans procurer de résultat décisif. Pour être plus à portée de veiller sur Coni, Championnet avait transféré son quartïer-géné- ralde Cornegliano à Final. Mêlas porta le sien à la Trinité , entre la Stura et le Tanaro , à

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