( >54') et les obliger à repasser le Col de Tende, ce qui aurait procuré aux Autrichiens les moyens d’assiéger facilement Coni. Cette place leur était d’une extrême importance pour la réussite de leurs projets ultérieurs contre Gènes et Nice. Au lieu d’agir vigoureusement , Mêlas se borna à resserrer Coni , et il détacha le général Kray avec un gros corps d’infanterie dans la vallée d’Aoste. Les Français se portaient en force sur Ivrée ; Kray les obligea de repasser le Mont-Jouvet. Le général Frœlich assiégeait Ancône, Rome et Civita-Vecchia. Klenau , s’avançant jusqu’à R.apal!o , resserrait Gènes du côté du Levant. Au commencement d’Octobre Mêlas avait à ses ordres 60,000 hommes , qui, se trouvant eians une position plus concentrée ejne les Français , pouvaient agir contre ces derniers avec beau- ’ coup d'avantages. Les Républicains occupaient tout le grand demi-cercle , qui , partant du Valais , se prolongeait par les sommités des Alpes et des Apennins , et venait finir en avant de Gênes, où s’appuyait la droite de leur armée. Pour défendre tout le développement de cette immense ligne , à peine les Français pouvaient- ils disposer de 50,000 combattans. Il est vrai que la place de Goni, située tout-à-fait au centre
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