( 05 ) l action celui qui commande n’est suffisamment suppléé , même par un plus habile que lui. Dans la nuit du 16 au 17 , l’armée française toujours harcelée par le général Karaczay , se retira dans les Apennins. Le général Moreau , qui avait pris par intérim le commandement en chef, fit occuper la montagne rouge par la division du général St.-Cyr. Protégée par cette division , qui défendait la Boccheta , l'armée française reprit ses anciennes positions dans l’Etat de Gènes. Le 16 Août , l’armée combinée se mit en marche à la poursuite des ennemis , et s'arrêta à quelques milles de Novi. Le quartier-général vint à Tassarolla. Le lendemain , un détache^ ment du corps du général Rosenberg eut un engagement très-vif près de Gavi avec une petite arrière-garde française de 300 hommes. Les ennemis perdirent 200 hommes et furent contraints de se replier jusque sous les murs de Gavi. Le Maréchal ne tarda pas à apprendre les progrès de Championnet, dans les environs de Turin. Appréhendant que ce général ne voulut faire sa jonction avec Moreau , il résolut de s'y 1 opposer et d’arrêter en même tems les succès de l’armée des Alpes. En conséquence il se dé-
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