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( 04 ) républicaine,on verra que cette dernière ressource même n’était pas si facile à exécuter. Le lecteur éclairé ne manquera pas de remarquer la différence qu’il y a entre l’ardeur inconsidérée du jeune Joubert et l’héroïsme réfléchi de l’expérimenté Maréchal. Il arrive à la guerre des occasions où les affaires se trouvent dans une telle crise , que le général est obligé de payer de sa personne , pour ranimer ses troupes ébranlées. C’est dans un de ces momens , où le centre des Russes , qui dès le commencement de l’action , combattait avec le plus grand courage , terrassé enfin par le feu prodigieux d’un ennemi placé très-avantageusement, commence à retrogader et la victoire semble échapper des mains des alliés. Alors Souvoroff et le Grand- Duc C onstant in se précipitent dans les rangs de leurs soldats et brayant tous les dangers , ils parviennent à arrêter le désordre. Au contraire^ à peine le combat est-il engagé , que Joubert court charger lui-méme l’ennemi à la tète de quelques bataillons. Dans ce moment cette charge ne peut nullement être décisive , et Joubert y perd la sue. Ce trait de courage inutile et téméraire fut un vrai malheur pour l’armée française ; parce que , comme le remarque très-bien le judicieux Dumas 3jamais pendant

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