< ' - ( 93 ) liés , et envelopper Bagration ; mais elle fut contenue par le général-major russe Dalheim , qui lui fut opposé. Les Français , rechassés 4 plusieurs reprises au-delà de la rivière , se renforçaient et revenaient à la charge avec le courage du désespoir. Enfin les troupes russes, harassées de ce combat qui durait depuis trois jours , ainsi que des marches fatigantes qui l’avaient précédé , et tout cela par une chaleur excessive , commencèrent à plier , et les Frangeais , redoublant d’efforts , attaquèrent avec impétuosité la division Schweykoffsky , la culbutèrent et mirent en pièces un régiment entier , qu’ils poursuivirent jusqu’au village de Casaleg- gio. La bataille semblait perdue ; maisSouvoroff commandait l’armée , et son grand cœur qu’aucun revers ne pouvait abattre , trouva le moyen de réparer le désastre. Il rallia lui-méme quelques bataillons qui commençaient déjà à se débander , et ordonna au prince Bagration de les mener à l’ennemi. Bagration attaqua avec une intrépidité si rare, que les Républicains étonnés pensèrent que les alliés avaient reçu tjn renfort de troupes fraîches. Découragée par cette idée , ils repassèrent en désordre la Tréfila et ne reparurent plus a l’autre rive. Cependant au centre les Français, protégés
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